Les démarches tendant à changer la constitution ne font que diviser, non seulement l’opinion nationale mais aussi la classe politique. Si la majorité ne jure que sur ce changement, l’opposition ne veut pas entendre parler de ça.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est lorsque l’assemblée nationale a approuvé le mercredi 27 Mai 2026, sous réserve d’amendements, les conclusions du rapport de la proposition de loi relative à l’organisation du référendum en RDC.
Au cours de cette plénière, alors que la majorité des députés nationaux ont voté pour l’adoption de la proposition, le groupe parlementaire de Ensemble pour la République de Moïse KATUMBI lui avait claqué la porte.
Malgré le boycotte de l’examen des députés de l’opposition, cette proposition de loi portée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy a été déclaré recevable, à une large majorité et envoyée à la commission Politique Administratives et Juridique pour enrichissement et examen approfondi.
Pour barrer la route à cette manœuvre du pouvoir en place, les opposants du « C64 » ont vite appelé à une ville morte nationale le mercredi 3 Juin 2026. De l’autre côté, la majorité présidentielle regroupée sous le label « C4 » et favorable à la révision de la constitution pour sa part n’a pas tardé d’annoncer une grande marche de soutien ce même jour.
D’aucun se demandent qui sera le vainqueur, qui parmi ces deux tendances va mobiliser la majorité des habitants, où à quelle invitation la population devra-t-elle répondre ce jour-là. Ça reste donc une question de surprise.
Notez que cette réforme veut remplacer la loi de 2005, jugée dépassée, afin de redéfinir le cadre juridique des consultations populaires ou référendum.
Selon le texte, la décision de convoquer un référendum va revenir exclusivement au président de la République par ordonnance présidentielle et le scrutin est à organiser par CENI.
Rédaction
































