La déforestation dans la province du Sud-Kivu demeure une problématique grave et qui est loin d’être résolue, malgré les multiples sensibilisations sur la protection de l’environnement.
Elle est de plus en plus alimentée par la pression démographique, l’urbanisation, le chômage, l’agriculture sur brûlis, l’exploitation minière et la production clandestine de charbon de bois, pour la survie de plusieurs familles.
Cette déforestation a plusieurs conséquences, entre autres la perturbation du climat local, la dégradation des sols, la menace de la biodiversité et bien d’autres.
Le site qui subit trop de menaces demeure le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), déplorent plus d’un environnementaliste.
Des experts en matière de l’environnement ainsi que des organisations, tant nationales qu’internationales qui interviennent dans le domaine, ne cessent de décourager la destruction de l’environnement, plus particulièrement la déforestation du Parc National de Kahuzi-Biega, pourtant un patrimoine mondial.
C’est le cas de Ladislas WITANENE, environnementaliste et membre de la société civile environnementale du Sud-Kivu, qui insiste sur l’urgence de renforcer la gestion durable des ressources naturelles, en impliquant activement les communautés locales.
Selon lui, les conséquences visibles de la déforestation à Bukavu sont entre autres les inondations, les éboulements, les incendies , mais aussi l’nsalubrité, pour ne citer que celles là.
« Nous insistons chaque jour sur la sensibilisation, le renforcement des capacités et l’éducation des communautés locales, afin qu’elles deviennent elles-mêmes actrices et défenseuses de l’environnement », a fait savoir WITANENE, au cours d’un entretien avec un reporter de Kivu top ce vendredi 09 Janvier 2026.
WITANENE rappelle que la protection des ressources doit aussi générer des effets sociaux.
« Malgré l’abondance des forêts, certaines écoles manquent encore de bancs ou de tableaux », ajoute notre source.
Face aux catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes dans la ville de Bukavu, Ladislas WITANENE appelle les autorités et les populations à une prise de conscience collective « La protection des forêts et des aires protégées ne doit pas être l’affaire d’une seule personne, mais de toute la communauté»
Celui-ci plaide par ailleurs pour la vulgarisation des recherches environnementales ainsi que des lois existantes, afin de combler les divergences d’opinion entre les scientifiques, les décideurs et les citoyens.
Merci BYAMUNGU




