La société civile environnementale dans la province du Sud Kivu alerte pour la énième fois sur les retombées de l’exploitation illicite du Parc National de Kahuzi Biega, une pratique qui ne fait qu’aggraver le risque de perte de survie pour les habitants des villages autour de ce patrimoine mondial.
La société civile environnementale cite entre autres les bois des chauffages, les plantes médicinales, les fruits et autres produits forestiers, qui disparaissent du jour au jour suite à cette pratique de l’exploitation illicite de ce site d’intérêt mondial.
Au cours d’un entretien ce jeudi 05 Février 2026 avec Ladislas WITANENE, expert en environnement et membre de la société civile environnementale, celui-ci fait savoir que l’exploitation illicite du PNKB serait à la base de la dégradation du sol, avec des cas d’érosions dans des territoires, notamment à Kalehe et à Kabare.
Selon notre source, ces érosion affectent aussi l’agriculture dans cette partie du Sud Kivu, pourtant la seule source de revenu pour des nombreuses familles.
WITANENE ajoute qu’à part l’infertilité du sol, cette exploitation illicite entraîne aussi le changement climatique au niveau local, avec une grande température ainsi qu’une baisse de la régulation de l’eau sur le lac Kivu, ce qui aurait d’impact sur la multiplication des espèces aquatiques, mais aussi sur le fonctionnement de la centrale hydroélectrique de la Ruzizi 1.
» L’exploitation du Parc a comme impact sur les animaux, la perte de l’habitat des gorilles et les éléphants ainsi que d’autres espèces emblématique du Parc « , renseigne notre source.
Il rappelle par ailleurs que chaque arbre coupé fragilise non seulement la faune, mais aussi la flore ainsi que l’avenir de la communauté humaine, notamment les peuples autochtones, les bantous et autres.
Esther KAHEKWA































