Dans une déclaration faite dans la ville de Bukavu ce jeudi 08 Janvier 2026, le bureau de coordination de la Société Civile du Sud-Kivu condamne avec la toute dernière énergie la diffusion, depuis un temps maintenant, des messages de haine, de division, de conflits et de discrimination sur les réseaux sociaux, des messages attribués à des acteurs qui seraient de la société civile, des défenseurs des droits humains et membres de structures sociales.
Selon la société civile, cette manière de faire met en péril la réputation des individus et crée un climat hostile qui nuirait à la cohésion sociale.
Dans la déclaration, le bureau de coordination de la société civile du Sud kivu renseigne que les auteurs de ces messages diffusés sur la toile vivent, certains dans la ville de Bukavu et d’autres à l’étranger.
« La diffusion de rumeurs ou d’accusations infondées n’est ni responsable ni conforme à la mission noble de la société civile qui est de protéger les droits, encourager la justice et favoriser le développement harmonieux de la communauté. Parmi ces acteurs, certains vont jusqu’à affirmer des informations fausses ou non vérifiées. s’invitant dans la vie privée d’autorités locales ou de personnalités reconnues », selon Samy Jean TAKIMBULA, président faisant fonction du bureau de coordination de la société civile du Sud Kivu.
A certains journalistes qui tombent aussi dans ces derives, cette structure citoyenne leur rappelle qu’en tant que composante média de la société civile, ils ont une responsabilité particulière envers l’information et doivent s’attacher à faire circuler des nouvelles fondées sur des faits avérés, dans le respect des normes déontologiques.
« En période de guerre, les journalistes ont un rôle crucial, celui d’informer avec responsabilité, sans attiser les tensions ni devenir relais de haine », ajoute Samy TAKIMBULA.
La société civile du Sud kivu réitère par ailleurs son soutien total aux processus de paix en cours, aux initiatives de dialogue intercommunautaire, à la résolution pacifique des conflits et à toute démarche favorisant la cohésion sociale à Bukavu et ailleurs.
Néanmoins, elle encourage les plateformes de discussion, les forums de paix et les concertations dirigées par des institutions reconnues, comme la CENCO et les leaders communautaires, à poursuivre leurs efforts pour un dialogue sincère, plutôt que par la confrontation acrimonieuse en ligne.
Rédaction































