La rentrée scolaire 2026-2027 a été officiellement lancée ce mardi 1 septembre 2026 dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. Dans plusieurs établissements scolaires visités, les élèves ont progressivement repris le chemin des classes, même si cette reprise reste confrontée à plusieurs difficultés.
C’est le constat fait ce mardi 1er septembre par un reporter de Kivu Top dans différents établissements scolaires de la ville.
Pour David Cikuru, acteur de la société civile et observateur des questions éducatives à Bukavu, l’évaluation de cette rentrée ne devrait pas se limiter à la présence des élèves dans les salles de classe. Il estime que les conditions de travail des enseignants ainsi que les conditions d’apprentissage des élèves doivent également retenir l’attention des autorités.
Dans plusieurs établissements, la reprise des cours s’effectue progressivement. De leur côté, les parents doivent faire face aux différentes dépenses liées à la rentrée scolaire, notamment l’achat des fournitures, des uniformes et d’autres besoins scolaires.

La situation des enseignants constitue également une préoccupation. David Cikuru attire particulièrement l’attention sur les enseignants du primaire, dont les conditions socio-économiques restent difficiles. Il déplore également la perte d’attractivité de la section pédagogique, qui forme les futurs enseignants.
Selon lui, cette situation pourrait, à terme, entraîner une insuffisance d’enseignants qualifiés dans l’enseignement primaire si des mesures appropriées ne sont pas prises.
À ces difficultés s’ajoute la situation de certains établissements scolaires affectés par différents sinistres. Leur état constitue une autre préoccupation à l’occasion de cette rentrée scolaire.
Ainsi, à Bukavu, la rentrée scolaire 2026-2027 intervient dans un contexte marqué à la fois par l’espoir de voir les enfants reprendre normalement leurs études et par plusieurs défis. Pour les acteurs du secteur éducatif, l’attention devrait désormais porter sur l’amélioration des conditions de travail des enseignants, la réhabilitation des établissements affectés et le renforcement de la qualité de l’encadrement des élèves.
Rédaction













































