À Bukavu, les opérations d’assainissement se poursuivent. La mairie, en partenariat avec l’association Green Life, engagée dans le ramassage et l’évacuation des déchets, multiplie les actions pour améliorer la salubrité dans différents quartiers de la ville
Depuis plusieurs jours, certains axes et espaces publics commencent à changer de visage. Des tas d’immondices sont évacués, des espaces nettoyés et des camions-bennes mobilisés pour assurer le transport des déchets vers les sites appropriés.
Cette campagne s’inscrit dans la dynamique d’assainissement mise en avant par les autorités de l’AFC-M23, avec l’objectif affiché d’améliorer le cadre de vie de la population.
Au niveau provincial, cette démarche est portée par le gouverneur du Sud-Kivu, Patrick Busu Bwa Ngwi Nshombo. À Bukavu, le maire de la ville, Dr Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, assure la mise en œuvre des opérations d’assainissement à travers la mobilisation des services urbains, des structures de collecte et de la population.
Pour l’autorité urbaine, la propreté de Bukavu ne peut reposer uniquement sur les pouvoirs publics. Chaque habitant est appelé à contribuer à l’assainissement de la ville, notamment en s’abonnant aux structures de collecte des déchets, en respectant les programmes d’évacuation et en participant aux travaux communautaires.

Le maire invite également la population à éviter de jeter les déchets dans les rues, les caniveaux et les espaces publics.
Sur le terrain, certains habitants saluent déjà les résultats enregistrés.
« On voit que certains endroits ont réellement changé de visage », témoigne un habitant.
Au marché de Nyawera, une commerçante souhaite voir cette initiative se poursuivre :
« Nous voulons une ville de Bukavu propre et agréable. Il faut que cette opération continue. »
La mairie demande par ailleurs à Green Life et aux autres structures d’assainissement de renforcer leurs interventions et de respecter les programmes de collecte établis dans les avenues et les quartiers.
L’autorité urbaine insiste également sur l’interdiction de brûler les déchets, une pratique susceptible de contribuer à la pollution de l’air et de nuire à l’environnement.
Au-delà du simple ramassage des immondices, l’objectif affiché est d’instaurer progressivement une véritable culture de la propreté à Bukavu.
Les bourgmestres, les chefs de quartiers et la population sont ainsi appelés à jouer leur partition afin de faire de la salubrité une responsabilité collective et quotidienne.
Bukavu n’a pas encore achevé sa transformation. Mais, dans plusieurs endroits, les opérations de nettoyage commencent déjà à modifier le paysage urbain.
Rédaction













































