Le maire de la ville de Bukavu, docteur Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, a réuni ce mercredi 19 août, dans son cabinet de travail, les vendeurs de téléphones et de pièces de rechange usagés.
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser ces opérateurs économiques sur leur rôle dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité dans la ville de Bukavu.
Au cours des échanges, l’autorité urbaine a appelé les vendeurs à collaborer avec les services de sécurité, notamment en signalant tout mouvement ou toute personne suspecte.
Le maire Nicolas Kyalangalilwa Mulondani a également insisté sur la nécessité de vérifier l’identité des personnes qui mettent en vente des téléphones ou des pièces de rechange, mais aussi de s’assurer de l’origine des biens avant toute transaction.
Il a mis en garde les commerçants contre le risque de tomber dans l’infraction de recel, notamment lorsqu’ils acceptent des biens dont l’origine est douteuse. Selon lui, les vendeurs doivent chercher à connaître le propriétaire des appareils et à obtenir des garanties suffisantes sur leur provenance.
L’autorité urbaine recommande ainsi la mise en place de mécanismes permettant d’identifier clairement les propriétaires des téléphones et des pièces présentés à la vente. Cette mesure devrait contribuer à protéger les commerçants contre une éventuelle implication dans des affaires liées aux biens volés.
Le maire a également appelé à la prudence lors des opérations techniques, notamment le décodage ou toute autre intervention sur un téléphone lorsque l’identité du propriétaire ou l’origine de l’appareil ne sont pas clairement établies.
De leur côté, les vendeurs ont salué l’initiative de l’autorité urbaine, estimant que ce type de rencontre permet de renforcer la collaboration entre la mairie et les acteurs du secteur de la téléphonie.
Ils ont toutefois soulevé plusieurs difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur activité. Ils ont notamment dénoncé le cas de certaines personnes qui se feraient passer pour des agents de sécurité afin de mener des opérations d’escroquerie.
Les vendeurs ont également évoqué des situations où des enfants seraient envoyés par leurs familles pour vendre des téléphones ou d’autres biens, avant que les parents ne reviennent réclamer ces objets, affirmant qu’ils auraient été volés ou vendus sans leur autorisation.
Face à ces préoccupations, les participants ont plaidé pour davantage de vigilance et pour la mise en place de mécanismes permettant de mieux encadrer les transactions et de prévenir les conflits entre vendeurs, clients et propriétaires présumés.
À travers cette rencontre, la mairie de Bukavu entend faire des acteurs du secteur de la téléphonie des partenaires dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité.
Une nouvelle rencontre entre l’autorité urbaine et les vendeurs de téléphones et de pièces de rechange usagés est annoncée dans les prochains jours afin de poursuivre les échanges et de rechercher ensemble des solutions aux préoccupations soulevées.
Rédaction












































