Des acteurs de la société civile de Bukavu tirent la sonnette d’alarme face à la profanation présumée de plusieurs tombes au cimetière de la Ruzizi situé dans la commune d’Ibanda. Ils dénoncent des pratiques qu’ils jugent contraires au respect dû aux défunts et appellent les autorités à intervenir en urgence.
Selon ces acteurs, certaines anciennes tombes seraient détruites lors du creusement de nouvelles sépultures entraînant la remontée à la surface d’ossements humains ainsi que de restes de vêtements en état de putréfaction.

Ils affirment également que certains jeunes fréquentant le cimetière retireraient des carreaux funéraires et des croix installés sur les tombes avant de les revendre en ville pour subvenir à leurs besoins.
La société civile soutient en outre que le cimetière serait devenu un lieu de vente et de consommation de chanvre ainsi que de boissons fortement alcoolisées, une situation qu’elle estime préoccupante pour le caractère sacré de cet espace.
« Nous appelons les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin de mettre fin à ces actes d’incivisme et de préserver la dignité du cimetière », plaide Juvénal Lushule, acteur social et défenseur des droits humains à Bukavu.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile demandent aux autorités locales de renforcer la surveillance du cimetière de la Ruzizi et de prendre les dispositions nécessaires pour protéger les sépultures contre toute forme de profanation ou de dégradation.
Cynthia Fundi

































